Dimanche 14 juin 2009
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Toi petite fourmi, insignifiant cloporte
Dans cette économie de fourmilières mortes,
Deux choix s'imposent à toi ainsi qu'à ces cohortes
Ou ton salaire baisse ou alors c'est la porte.
Chantage intolérable de ces sangsues voraces,
Un abus de pouvoir des charognes rapaces.
Est-ce là le retour sournois de l'esclavage
Pour la pauvre fourmi soumise à tant d'outrages?
Pour tous ces parvenus, tu n'es qu'un parasite
Grignotant ton patron comme le bois les termites.
Ne te rends-tu pas compte qu'en volant ton salaire
Il y a moins de sous pour tous les actionnaires?
Un président joue les princesses outragées
Prônant de donner plus aux fourmis enragées.
Mais que voilà ma foi de superbes paroles
Bien que la fourmi ait assez des hyperboles.
Mais prenez garde un jour la fourmi va piquer,
Et quand ce jour viendra, vous tremblerez de peur
Pour vos bourses garnies, vos actions, vos palais.
Les fourmis sortiront bientôt de leur torpeur.
zazou
juin 2009
Source le Monde
Pour avoir refusé une baisse de leur salaire, 108 personnes employées par le fabricant d'ampoules Osram risquent de perdre leur emploi. Lundi 8 juin, lors d'une
réunion extraordinaire du comité d'entreprise (CE), la direction a annoncé "la mise en place d'un plan social qui touche ces 108 salariés", rapporte un porte-parole de la société.
Cette filiale du groupe allemand Siemens emploie quelque 800 personnes en France, dont environ 650 à Molsheim (Bas-Rhin).
Il y a quelques mois, Osram avait demandé à ses personnels de se serrer la ceinture. Aux cadres, elle avait proposé une suppression graduelle des journées de RTT - mais les syndicats s'y sont
opposés. Les non-cadres, eux, avaient été invités à accepter une réduction du taux horaire de leur salaire de 12,5 % sur trois ans ; ils avaient un mois pour se prononcer sur cet avenant à leur
contrat de travail. Finalement, un peu plus de cent personnes ont dit non.
Par zazou
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Publié dans : poèmes
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