Des mouvements de grogne ont lieu sur les campus contre l’autonomisation des universités.
Des blocages de facs ont lieu, par exemple celle de Rouen où étudie mon frère.
Je peux comprendre la crainte des étudiants. Cette réforme comporte des risques tel l’accroissement des inégalités entre universités et donc entre les régions. Il eut été bienvenu d’expliquer les
modalités d’application de cette réforme.
Pour autant, je suis contre les blocages. Il s’agit d’une spoliation de liberté, liberté d’étudier. Ce n’est pas en utilisant les mêmes armes que son adversaire (la non concertation) que l’on
peut être crédible.
Des bagarres ont déjà eu lieu sur les campus entre pro et anti-bloqueurs, des locaux ont été dégradés, du matériel cassé…
Par ailleurs la sécurité de chacun est malmenée. A Rouen, une personne a eu un malaise cardiaque et les secours ont été retardés.
Mais c’est surtout la liberté qui est remise en cause. Pour certains, il est vital d’étudier, vital d’espérer une meilleure condition dans cette société. Certains bossent dur en dehors des cours.
Pour eux, une année perdue peut être un rêve d’espérance brisé. Personne n’a le droit de décider ce qui est bon pour eux.
Le droit de grève est un droit inaliénable. On peut trouver certains grévistes chiants (SNCF) mais c’est un droit. Pour autant, ce n’est pas un devoir. Chacun doit être libre, libre d’agir selon
sa conscience. Nul na le droit de piétiner la liberté d’autrui et de forcer les consciences.
Cette liberté n’est peut être qu’un leurre (des études pour faire quoi ? Que valent ces études ?) mais là n’est pas le sujet. Ce n’est pas par la force qu’on impose sa vérité,
armés d’un côté de battes de base-ball, de l’autre côté de matraques.
En cela je réprouve tout autant la non concertation du gouvernement que l’idéologie fachisante de groupuscules d’extrême gauche.
Alors la majorité a peut-être tort, elle boit peut-être les paroles de TF1 et fonce vers une connerie catastrophique. C’est son choix.
La liberté de chacun est parfois mise à mal dans nos sociétés démocratiques. Ce n’est pas pour que certains la bafouent encore plus.
Donnez votre avis: c'est dans les différences d'opinion que le débat s'enrichit!
L'avis de D'éli cieux:
allez voir le blog de abordo et même si je comprends que l'on est en droit d'étudier... réussir un diplome avec une partie du monde qui encourage qu'on
tape sur l'autre me dit que le problème est ailleurs ...quand ceux de Rouen auront des cours de moins grande valeur que ceux de Paris, ceux qui ont peu de moyens seront lésés et c'est maintenant
qu'il faut réagir même si cela me parait même trop tard .. c'est avant .. trop de gens ont voté pour ce gouvernement et il fait de manière zélée ce qu'il a dit... c'est de ne pas négocier et ne
pas discuter qui est violent , montrer du doigt comme le fait le gouvernement les vilains étudiants qui ne veulent pas travailler plus pour gagner rien du tout car des surdiplomes sans travail il
y en a.. la sélection se fait dès la sortie après le BAC et ça personne ne le dit et ce n'est pas leur réforme qui va tout changer au contraire... élitiste comme ils sont , on ne risque vraiement
rien...de plus les profs sont compréhensifs et adaptent selon les circonstances et même j'ai connu des profs de fac grévistes qui sur la demande d'étudiants grévistes proposaient des heures pour
rattraper...c'est horrible ce qu'il se passe et je ne peux pas être d'accord sur des CRS lanc"s sur des étudiants , encocouragés par d'autres ( voir vidéo sur abordo ) la violence non non et non
!et si on ne la souhaite pas on ne la pratique pas...je comprends ton inquiétude pour ton frère et la population de Rouen, je te dis qu'il ne va pas faire bon vivre dans toute la France à ce
rythme là !
L'avis de Roland:
Qu'ajouter de plus ? Les esprits s'échauffent , alors que l'on devrait garder la tête froide. Que voulons-nous ? Une France où il fait bon
vivre, sans tension interne... Trouver ce qu'il y a de mieux pour nos étudiants... La France à force de politisation, s'encroûte et s'enlise... Où est le dialogue dans la transparence... Chacun
de prêcher pour sa chapelle... Conflits d'intérêts... La France ne fonctionne bien qu'avec le coeur... Ce langage là n'est inféodé à aucune tendance, il veut le bonheur de tous... Mon
souhait, que l'on puisse étudier librement, au moindre frais, et obtenir des diplômes comme au temps où notre pays était envié par les étrangers... Ne nous en déplaise, la qualité de notre
enseignement laisse à désirer... Trouvons la volonté et les moyens d'avancer... Ce challenge, il nous appartient de le remporter... Sinon les portes sont grandes ouvertes pour notre accès dans le
tiers-monde... Il est plus que temps de nous entendre...
L'avis de Moâ
Pour les présidents d'université, il ne fait aucun doute que des groupuscules d'extrême gauche noyautent les assemblées générales. Olivier Audéoud, président de l'université de Nanterre, a
souligné jeudi au Monde "qu'un tiers des étudiants présents à l'AG n'étaient pas de son université".De fait, pour chaque université, le scénario est identique, notamment dans les composantes de
lettres et sciences humaines. Selon Jean-Pierre Finance, premier vice-président de la Conférence des présidents d'universités, des petits groupes d'étudiants d'extrême gauche "profitent de la
tension sociale actuelle pour sortir du bois et mobiliser les étudiants. S'y agrègent des étudiants qui vivent mal la distance très grande existant entre les annonces de réforme du gouvernement
et leur vécu quotidien…" "En région parisienne, constate le président de Nanterre, une centaine d'individus, issus des groupes comme la CNT, SUD-Etudiants ou la LCR, se déplacent de fac en fac.
Le 8 novembre, comme le site de Tolbiac de Paris-I était fermé, ils sont venus à Nanterre". "600 à 800 étudiants ont décidé d'un blocage pour 34000 étudiants. Une aberration!", s'exclame Olivier
Audéoud."Les assemblées générales, qui se sont multipliées, rassemblent très peu de monde au regard du nombre d'étudiants de chaque université. A Tours, ils étaient 550, sur 23000 étudiants",
explique Michel Lussaut, son président et porte-parole de la CPU.Seule l'université de Rennes-II a tenté, jeudi, d'organiser un vote de l'ensemble des étudiants à bulletin secret. Perturbé, selon
un communiqué de la direction, par un groupe de personnes "en partie extérieur à l'université", ce vote a été reporté au 12 novembre."Nous sommes beaucoup à penser que l'appel à l'abrogation de
la loi est un prétexte à une contestation contre le gouvernement. Il y a manifestement une orchestration pour qu'il y ait convergence des luttes… Les arguments avancés dans les assemblées
générales relèvent le plus souvent du fantasme. A Tours, certains étudiants disent que grâce à cette loi, le président pourra recruter des contractuels et que le conseil d'administration va
accueillir des patrons en son sein. Cela fait vingt ans que c'est le cas!", analyse Michel Lussaut.Extrait du journal le monde, corroboré par JF Khan patron du journal Marianne, que l'on ne peut
suspecter de complaisance avec le pouvoir (il est farouchement opposé à N.Sarkozy), indiquant que ... 45 élèves avaient réussi à faire fermer des universités en blocant les ascenceurs et les
entrées...
L'avis de FFC
Etant syndicaliste et Elue dans ma boîte, il est vrai que des fois il est pénible d'avoir des collègues qui se plaignent toute la journée, et qui à la première grève ne mettent jamais les pieds
dans une manif. En gros il est pénible que ce soit toujours les mêmes qui bougent. Dans le cas des étudiants, je me rappelle m'être battue contre cette réforme il y a déjà plus de 10 ans, et elle
n'était pas passée. Après à savoir pour ou contre les blocages, moi je dis, dans un 1er temps, c'est le débat qui doit primer. Car sans débat, la société n'est rien. Quelques fois les mouvements
d'actions sont radicaux, et des fois ça marche. Exemple pour le CPE... Ce qui me gène c'est que beaucoup d'étudiants anti-blocage que l'on voit au 20H ne se sont pas rendus dans les AG et ne
savent pas vraiment pourquoi le mouvement est en marche. Ceci dit, je ne tolère pas les violences faites aux étudiants qui veulent bosser tout comme je ne tolère pas les évacuations à coup de
matraque.
L'avis de Rosie
N'habitant pas en Europe, il est difficile pour moi de commenter sur ce sujet, tout ce que je peux dire, c'est qu'ici au Québec, les étudiants manifestent beaucoup contre la hausse des frais de
scolarité, mais cela ne donne jamais rien.Il faut dire qu'ici au Québec, un étudiant démuni à droit à des bourses automatiquement si le revenu familial des parents n'est pas suffisant. Les
étudiants ont aussi droit à des prêts sans intérêt durant toute la durée de leurs études, quand ils commencent à travailler, les intérêts commencent et ils doivent rembourser leur prêt, en
mensualités.Je sais que le système québécois est très généreux pour les étudiants et ils chialent encore.
L'avis de zezette
Pour avoir été soixante-huitarde, je crains pour l'avenir. Nous sommes en train de régresser dans un tas de domaines par contre, la violence progresse à une vitesse vertigineuse, y compris hors
des banlieues et chez les personnes soi-disant douées d'une intelligence supérieure !J'ai le sentiment qu'on va droit dans le mur et que personne ne veut appuyer sur la pédale de frein. Je
souhaite de tout coeur me tromper !
Avis de mon frère
Je suis le Frère de ZAZOU, secrétaire général de la FEDER, Fédération des Etudiants Rouennais, secrétaire général de l?ADVE (Association de Développement de la Vie Etudiante), membre
de la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes), membre du comité paritaire du département d?histoire de la faculté, et Elu au Conseil de gestion de la Faculté de Lettres et
Sciences Humaines de Rouen (première faculté de France à être en grève et à avoir bloqué l?accès au locaux).
Pour dire comment les AG se déroulent en LSH. Oui des groupuscules d?extrêmes gauches ou anarchistes tiennent les AG (je pense en particulier : Autonomes, Ligue Trotskiste de France (LTF), les
Anti-France (ATF), Gauche Révolutionnaire (GR), etc?). Les Autonomes et les ATF faisant souvent preuves d?une extrême violence dans leurs discours (j?en sais quelques choses je l?ai eu encore à
le subir hier, leur pluie d?insultes?C?est vachement constructif pour un débat). A noter qu?ils ont voulu remettre en cause la véracité du problème de l?attaque cardiaque, lors de l?AG qui eut
lieu dans la faculté de Médecine-Pharma, je reconnaît avoir un péter un plomb sur le coup, j?ai eu un accès de colère qui à fait taire l?assistance?mais on ne joue pas avec les vies humaines.
La sécurité n?est plus de mise non plus en LSH, lors de la dernière AG, environs 800 personnes sont moi-même dans un Amphi (Axelrad), avec qu?une sortie de secours d?ouvertes, les autres issues
bloquées, dans un bâtiment vétuste et avec quelques personnes qui fument.
Sur la loi elle-même, l?UNEF, comme la FAGE d?ailleurs (et les autres organisations étudiantes REPRESENTATIVE (Cé, PDE et UNI) se sont prononcés pour l?autonomie. (A noter aussi que nos trois
principaux candidats lors de l?élection présidentielle montrèrent l?intention de donner plus d?autonomie aux universités. La FAGE s?oppose essentiellement sir la question de la gouvernance qui
donne un trop grand pouvoir aux personnalités extérieures de l?université, et fait baissé dangereusement la représentativité étudiante (perte sèche par rapport à la loi Savary).
L?UNEF sur Rouen cherche clairement à récupérer le mouvement dans le cadre des prochaines élections CROUS (mars) et Centraux (mai). Je repose encore cette question, si des gens de l?UNEF lise le
blog de ma s?ur, pourquoi, du moins sur Rouen, ils se font élirent mais ne siègent pas dans les conseils : c?est un non respect des électeurs (Je pourrais donner une raison de cette non présence,
mais cela ne rentre pas dans le cadre de la loi LRU).
AGEER-UNEF, scission locale de l?UNEF sur Rouen : dans le CG de LSH, leur élu ce prononce contre le blocage, au nom de son organisation, et en AG leur présidente, se prononce pour le blocage (au
moins l?élu de SUD-Etudiant reste dans la même ligne de conduite, même si je ne suis pas d?accord).
Concernant les blocages, j?en parlais avec plusieurs membres du SNESUP (Profs) et SNESUP (personnels), qui se prononcent de plus en plus contre le blocage. Ils ont souligné qu?en mai 68 (et oui,
il y a plusieurs anciens de 68), on ne bloquais pas les facs. Les étudiants venaient et occupaient, il y avait une vrai conscience politique?.
Le blocage occasionne les problèmes suivants : une désertification de la faculté des étudiants (la grande majorité étant contre le blocage, mais ne pouvant s?exprimer dans l?amphi Axelrad sans
avoir les sifflets des plus virulents bloqueurs (ATF & Autonomes). La faculté n?est plus un lieu de vie étudiant si on ne peut pas si rendre?
Ensuite, je vous invite à venir sur le Blog de l?UNEF-Rouen. Ils critiquent la présence de vigiles qui vérifient les cartes d?étudiants à l?entrée de la Fac de droit, comme quoi l?université est
un lieu public ouvert à tous, ils n?ont pas tort?. Mais alors POURQUOI ils bloquent la fac de Lettres et celle de Sciences (Ces deux facs ne sont pas des lieux publics ??).
Pour continuer sur l?UNEF et SUD-étudiant : Ils ont déclaré en AG être contre le vote à bulletin secret (à propos du blocage, cf. Rennes-II) car cela nuisait au mouvement et était
anti-démocratique. (Si cela est anti-démocratique pourquoi se présentent-ils aux élections universitaires et on va pouvoir refaire nos élections sur la place du village).
Enfin, l?amphithéâtre Axelrad (Amphi-3 de LSH) a subi des dégradations (lors d?un premier pointage, le doyen de l?UFR, en CG à annoncé qu?il y avait pour au moins 6000? de dégâts, dégâts qui
seront facturés sur le dos des étudiants et du contribuable. (Une plainte a été porté par le président de l?université M. Capher Ozkul)
S?opposer à l?entrée des privés dans l?université est une chose que l?on pourrait qualifier de bizarre puisque cela fait maintenant 10 ans que cela se passe (en particulier pour les groupes
pharmaceutiques). Si je ne suis pas contre un financement plus important des privés dans l?université, il faut certes se méfier d?un désengagement complet de l?Etats? Les crédits sont en
perpétuelles manquent à l?université de Rouen, seulement 80% de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) (on avait fait grève, avec blocage, il y a deux ans, pour des prunes, mais si on a les
moyens de dégrader l?outil travail cf. plus haut, avons nous besoin de plus d?argent). Par contre il n?a JAMAIS été dit que l?université allais être privatisé.
Enfin, je termine la dessus : la FEDER et la FAGE sont des organisations politiquement indépendantes (Il y a des gens de gauche et de droite), contrairement à l?UNEF (gauche) et l?UNI (droite).
C?es parce que l?on est un anti-bloqueur que l?on est pour la loi (Comme semble vouloir le croire les ATF et les Autonomes).
Voilà, je pense avoir clairement exposé mes idées, s?il y a un point auquel vous me demandez une clarification, je suis prêt à vous le donner.
L'avis de Z
Plutôt que de me répandre, je poserai juste une question :
Dans un système tel que le nôtre, où les règles sont imposées par le gouvernement dans un déni total des volontés et opinions du peuple,
Et si l'on admet la légitimité du refus compte-tenu du procédé dictatorial précité,
Par quels moyens les non-consentants peuvent-ils s'exprimer, se faire entendre et surtout être pris en considération ?
L'avis de lek
Pourquoi s'opposer à un vote sur internet ?Lors d'un vote électronique, organisé par l'administration, AUCUNE GARANTIE qu'ils ne seront pas truqués.Lors d'un vote électronique, l'étudiant en a
pour deux minutes à voter : il n'a pas besoin de penser, il suffit juste d'appuyer sur un bouton. Et hop, voilà toute l'expression citoyenne qu'on lui permet.Tu parlais de TF1... En effet,
quelle place accordent les médias mainstreams à nos arguments ? A LYon II l'administration a détruit des locaux syndicaux : pas un seul média n'en parle. Par contre, la présidence communique à
fond sur les 2 ou 3 serrures pétées dans le campus. Pour rétablir la vérité, nous avons besoin des AG.Nous avons besoin de parler aux gens pour les convaincre de nous rejoindre, nous avons besoin
d'argumenter, de les pousser à réfléchir. L'AG permet à chacune des sensibilités de s'exprimer. Et après deux heures de débat dans le froid, chacun vote en son âme et
conscience.
vos petits mots