Se dépouillant de son grand linceul blanc
L'arbre endormi
Sent monter dans ses veines la vie
Des terres nourricières jaillissant.
A son pied, un tapis multicolore
De coquelicots, de boutons d'or
De nombreuses fleurs qui éclorent
Fait reculer le froid, le gris, la mort.
Si seulement toutes les nations soeurs
Faisaient la paix, rejetaient la terreur
Nous pourrions espérer longtemps
A la vie un éternel printemps.
Lucy
Ma fille
Mon amour
Pour toujours
Lucy
Ma fée
Mon bébé
Enchanté
Lucy
Qui rampe
Qui rit
Qui tente
Lucy
Caline
Coquine
Maline
Lucy endors-toi
Dans mes bras
Je suis là
Près de toi.
Pourquoi la vie?
Pourquoi la mort?
Pourquoi je ris?
Pourquoi je dors?
Celà me hante
M'épouvante
Cette litanie
Qui me poursuit.
La vie après la mort?
Paradis ou enfer?
Mais quel sera mon sort
En quittant cette Terre?
Mais j'ai une fille
Qui me sourit
Cette litanie
S'est enfuie.
Tartiflette
C'est la fête
Tarte aux poireaux
C'est trop beau
Tarte aux oignons
C'est trop bon
Tarte aux endives
Je salive
Tarte à l'orange
Je la mange
Tarte aux cerises
Ca me grise
Tarte à l'amour
Je savoure.
Tu as déclenché ma fureur
Mon coeur à jamais est en pleurs
Pourquoi provoques-tu mon malheur?
Pourquoi m'infliges-tu cette douleur?
Tu m'avais donné l'espérance
Tu m'avais rendu la confiance
Tu m'avais ôté la méfiance
A ton égard, point de défiance.
Mais tu n'es qu'un usurpateur
Un méchant manipulateur
Toi, hors de ma vue, tu m'écoeures
De moi, tu auras ma rancoeur.
De mon passé tu fais partie
J'ai oublié tous mes soucis
L'avenir à nouveau sourit
Je renaîs à la vie.
Lumineuse comme un soleil
Unique comme une merveille
Coquine comme une abeille
Yearling fragile et espiègle.
Mon coeur était brisé, une vraie porcelaine
Et tu es arrivé, une brise soudaine
Tu m'as pris dans tes mains comme un oiseau blessé
De matins en matins tu as pansé mes plaies.
Tu m'as rouvert les yeux sur les bonheurs subtils
Tu as su faire taire les propos imbéciles
Tu as rempli mes nuits d'un cocon de douceur
Par et pour toi ma vie est remplie de saveurs.
Et nos deux anneaux d'or à jamais réunis
Sont désormais témoins de notre amour sincère
Et notre nid douillet a vu naître la vie.
Toi dont le rêve était te réveiller en père
Le destin généreux nous a donné ta fille
Tous les trois maintenant nous formons ta famille.
Petit enfant fragile où donc est ton sourire?
Cheminant sur la piste ta vie est un enfer
Des hommes tu connais ce qu'il y a de pire
Affreux cri de douleur que tu ne peux pas taire.
Tu es la pauvre proie de la bêtise humaine
Levant les yeux au ciel clamant ton innocence
Ton Dieu ne t'entend pas, n'a-t-il point de conscience
De te laisser souffrir de la guerre inhumaine?
Dans les bras de ta mère te voilà apaisé
La faim qui te tenaille ne peut plus t'attaquer
Le bienveillant silence: les fusils se sont tus
Ta mère fait couler ses pleurs sur tes yeux clos
A nouveau souriante ton âme s'est perdue
Tu n'as plus à porter ton terrible fardeau.
vos petits mots