Mort d'un ami

C'était un matin de novembre
Les arbres aux griffes hideuses
T'enveloppaient dans l'antichambre
D'une mort lente et douloureuse.
Une corde te ligotait.
On t'avait donc abandonné!
Pourquoi? Comment? Je ne le sais,
Te laissant ainsi égaré.
M'agenouillant à tes côtés
Je gagnai ta confiance,
Toi le jeune animal blessé,
Et t'arrachai à la souffrance.
Tu as été aimé, choyé,
Câliné, cajolé, chéri,
Tu nous as choisi à ton tour
Veillant sur nous avec amour.
Après quinze ans d'heureuse vie
Le chemin arrive à sa fin.
Tu t'es endormi aujourd'hui
Dans les bras doux de tes humains.
Adieu mon chien.
Zazou
10 avril 2017