Dénudation gourmande
Le roi boit
1640
La pâte feuilletée
A la peau si bronzée
Nous invite aux caprices
D'un impatient délice.
Sous la langue mutine
Voici qu'elle s'exhale
Par la bonté divine
Dans la bouche fatale.
La frangipane glisse
En parfums amandés
Le long de la matrice
Ses harmonies sucrées.
Enfin les dents découvrent
Le fruit dur et tentant
Que la crème recouvre
En un goût entêtant.
La fève se dénude
Dans la lumière prude
Pour désigner son roi
Avec fièvre et émois.
Zazou
janvier 2015
