Désillusions
Je n'ai plus d'illusions sur la nature humaine
Dont la médiocrité, l'égoïsme et la haine
Bercent mes pensées noires dans un lit de déprime
Murmurent au stylo un chapelet de rimes.
L'humain est une terre nourrie par la violence
Des insultes et coups et des moqueries rances,
Elle engendre des plantes piquantes comme ronces
Blessant les quelques fleurs comme griffants oponces.
De ces terres arides, ces pousses harceleuses
Essaiment des toxines, graines empoisonneuses
Effeuillant les pétales des âmes innocentes
Jalousant leurs bontés en parole indécente.
Et l'enchevêtrement des ronces étouffantes
Occulte la lumière des fleurs étincelantes,
Petits diamants fragiles dans les pierres profanes,
Un espoir vacillant, espérance diaphane.
zazou
février 2015