L'ennui
Le menton indolent
Dans le creux de ma main
Tête dodelinant
Attendant le demain.
Je n'entends que l'ennui
De ces voix étouffées
M'anesthésiant l'esprit
En subtiles bouffées.
J'aimerais tant et tant
Ne pas laisser le temps
En paroles futiles
Et verbes inutiles.
J'apprécierais plutôt
Pouvoir entrer plus tôt
Dans ma douce demeure
Profiter de mes coeurs.
Mais il me faut subir
Les mots de ces sabirs.
Un baillement réprime
Prémice à la déprime.
Alors mon âme vogue
Sur les vagues des vers.
Telle une graphologue
J'en démêle l'envers.
Je m'éloigne des mots
De ces voix monocordes
Et mon esprit s'accorde
Aux poèmes des mots.
Zazou
novembre 2014
