L'étreinte de février
Hiver sur la Seine
Claude Monet
huile sur toile -1879
Février te voilà, sournois et glacial,
Enserrant mes épaules entre tes doigts algides,
Saisissant mon échine d'une étreinte hivernale,
Je veux me libérer de ton amour frigide.
Cherchant à m'embrasser par la bise invincible
Au travers des tricots que tu as corrompus,
Ma peau frissonne alors sous les assauts terribles
Et les morsures froides de tes lèvres lippues.
Tu souhaites me séduire par tes cristaux d'étoiles
Habillant la nature d'un manteau de fourrure,
Je ne laisserai pas mon âme dans ta toile,
Ne la souilleras point d'un éclat de givrure.
Je ne veux pas de toi, remballe tes bijoux,
Fissure les miroirs des eaux inanimées,
Eteins les maux gelés que tu graves aux joues,
Laisse en paix être et chose que tu as opprimés.
Zazou
3.02.2015
