Publié le 10 Avril 2017

C'était je crois un matin de novembre

Les arbres aux griffes hideuses

T'enveloppaient dans l'antichambre

D'une mort lente et douloureuse.

 

Une corde te ligotait.

On t'avait donc abandonné!

Pourquoi? Comment? Je ne le sais,

Te laissant ainsi égaré.

 

M'agenouillant à tes côtés

Je gagnai ta confiance,

Toi le jeune animal blessé,

Et t'arrachai à la souffrance.

 

Tu as été aimé, choyé,

Câliné, cajolé, chéri,

Tu nous as choisi à ton tour

Veillant sur nous avec amour.

 

Après quinze ans d'heureuse vie

Le chemin arrive à sa fin.

Tu t'es endormi aujourd'hui

Dans les bras doux de tes humains.

 

Adieu mon chien.

 

Zazou

10 avril 2017

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Publié le 2 Février 2017

A chanter sur l'air de la Marseillaise

 

Allons le troupeau de moutons

Est arrivé le jour des cons.

Contre nous de la corruption

A bas toutes ces ambitions

Qui oeuvrent à notre démolition

Entendez-vous à l'horizon

Mugir Mélenchon et Macron

Fillon, Hamon, le p'tit Dupont

Le Pen et tous ces verreux couillons.

Aux armes les moutons

Formez vos bataillons

Marchons, marchons

Et écrasons toute cette collusion.

 

Zazou

2/02/2017

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Publié le 18 Janvier 2017

 

 

Empruntant ma voiture par un matin d'hiver

Ayant figé la vie sous ses griffes glacées,

M'en allais en silence à mes travaux divers

Sur la route en lacets, lassée par les gelées.

 

J'errais lentement quand au détour d'un virage

La nature s'offrit comme un divin mirage.

Le soleil mollement diffusait es rayons

Enflammant les montagnes nichées à l'horizon.

 

Elles apparaissaient, parées de l'élégance

Des rêves éveillés, nimbées d'évanescence.

Leurs silhouettes bleutées auréolées de rose

Toisaient de leur hauteur la vanité des choses.

 

Ainsi va ce poème, petite allégorie

Au nom des petits riens fugaces et légers.

Né de cette vision de fantasmagorie

Il chuchote ces mots en rimes imagées.

 

Zazou

18.01.2017

 

 

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Publié le 15 Novembre 2015

Il est encore venu le temps de la tristesse
Ils n'avaient que le tort de chanter l'allégresse
En hommage à la vie et aux brins de bonheur.
France pâle grimace aux assauts de douleurs.

Les loups noirs de daesh sont entrés dans Paris
Mordant les jeunes chairs de leurs balles fumantes
Arrachant à la vie en rivières sanglantes
Des innocents aux pères, aux mères et fratries.

Mais Mariane touchée, poing dressé se relève,
Et flotte en étendard les mots de liberté,
Les mots d'égalité et de fraternité
Brandis par les français en de solides glaives.

En dépit des blessures, vous ne gagnerez pas.
Les ires anonymes de toutes confessions,
De toutes origines, de toutes opinions,
A vous loups de malheur signeront vos trépas.

Zazou

15.11.15

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Publié le 16 Avril 2015

Les vieilles

Francisco de Goya Y Lucientes

Huile sur toile
vers 1808-1812

 

Les traits amollis par l'aiguille de l'horloge,

Le miroir cru reflète les sillons du passé,

Aussi profonds parfois que les célèbres gorges

Courant en Aveyron en rides harassées.

 

Le temps impitoyable oeuvre à la déchéance

Des beautés éthérées, des corps fermes et lisses,

Nous rappelant alors la fatale échéance,

La jeunesse qui fuit et la vie qui dévisse.

 

Les artifices vains ne vaincrons pas Cronos.

les crèmes de jouvence nous bercent d'illusions.

Un jour inéluctable nous ne seront que os

Fermant la parenthèse de notre dérision.

 

Zazou

Avril 2015

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Publié le 13 Avril 2015

Edward Münch

Le cri

 

Mais pourquoi revoilà ce sentiment qui poisse,

Qui me colle à la peau en douloureuse angoisse,

Saisissant de ses griffes ma gorge vulnérable

Et serrant sans pitié, pression intolérable.

 

Elle broie l'estomac, compresse les poumons,

Une poigne de feu, véritable démon

Qui rend mon souffle court et mes pensées tremblantes

Sous les à-coups brûlants des tempêtes démentes.

 

Tout en scélératesse, la vile attaque en fourbe

Engluant mon esprit dans une ignoble tourbe.

Je suffoque et étouffe face à cette addiction,

Me bats et combats contre cette malédiction.

 

Je ne peux qu'éloigner ces diables ricanants.

Je sais qu'ils reviendront en anges malfaisants,

Zébrant à chaque fois mon coeur en écarlate,

Attendant patiemment que celui-ci éclate.

 

Zazou

Avril 2015

 

 

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Publié le 10 Avril 2015

 

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Silence

Johann Heinrich Fussli

huile sur toile 1801

Kunsthaus Museum à Zurich,Suisse.

 

Je sais depuis toujours que tu es différente

Prisonnière d'un mur en briques de silence

Qui briseront j'espère flèches intolérantes

Et parfums insidieux des moqueries méchantes.

 

Travailleuse appliquée, tu noircis le papier

D'histoires de princesses et de princes charmants

Vivant sous le crayon en galop effréné

Des amours contrariés par des dragons ardents.

 

Mais la réalité de la salle de classe

Enserre dans ses griffes tes mots à profusion,

Paralyse ton coeur dans des gangues de glace,

Plonge ta jolie voix dans la lave en fusion.

 

Ton monde inaccessible, pourtant ensoleillé,

Quelques temps je croyais légèrement mouillé

Par des rosées d'autisme. Cependant si joyeuse

Au sein de ta famille, petite fille heureuse.

 

Alors serait-ce donc mutisme sélectif,

Une angoisse poisseuse en poison corrosif

Qui ronge ta confiance dans le monde réel

Et glisse un lourd baillon en morsure cruelle ?

 

J'ignore où est la clé, je ne sais crocheter

Les verrous de la porte de ton monde ingénu.

Mais que m'importe au fond ta singularité,

Je t'aime et t'aimerai sur ta terre inconnue.

 

Un jour sauteras-tu hors de la citadelle

Pour suivre le courant d'un long vol d'hirondelle

Vers une liberté de vivre et d'être heureux,

L'âme gonflée de joie et de bonheur radieux ?

 

Zazou

Avril 2015

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Publié le 6 Avril 2015

La chasse aux chocolats

Edouard Debat-Ponsan -

"Petite fille nourrissant des poules", 1891 -

huile sur toile, musée des Beaux-Arts de Tours

 

 

En ce jour de soleil, j'ai entendu tinter

Des notes sibyllines annonçant aux enfants

Une chasse au trésor, aux chocolats gourmands

Que des cloches mutines ont doucement posés.

 

 

Dans un cri conquérant, une horde impatiente

Se rue dans le jardin aux écrins de verdure

Nichant secrètement les fines bariolures

Attendant en silence les morsures ardentes.

 

 

Le panier se remplit: cachettes éventées

Au gré des découvertes et des doux pépiements.

Les bouches se maquillent de bronze succulent,

S'essuient sur les genoux les mains ornementées.

 


Zazou

6.04.2015

 

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Publié le 5 Avril 2015

 

Les plaines colorées dédiées aux enfants

Accueillent en leur sein les ballons colorés

Qui jaillissent en lave comme un volcan ardent

Et éclairent l'endroit en myriades de fées.

 

Les toboggans se mêlent en entrelacs d'étoiles

Sur lesquels se faufilent les pierrots de lune.

Ils forment avec joie une géante toile

D'arcs-en-ciel sauvages sur la plaisante dune.

 

Les aventuriers s'essaient à l'escalade

Des enceintes de mousse et grilles en plastique.

Ils se lancent à l'assaut des longues palissades,

Des tapis moelleux et des murs synthétiques.

 

Et les joues rosies par les courses effrénées,

Les jeunes intrépides retrouvent leurs mamans

Car un brin de fatigue ploie leurs jambes lassées.

Que c'est bon de trouver des bras réconfortants.

 

Zazou

Avril 2015

 

Désolée pour l'absence. Beaucoup de travail car j'essaie de renouveler ma pédagogie avec les plans de travail et les évaluations auto-gérées et patati patata.

De plus, je fais au moins 30mn de sport par jour pour perdre ces fichues poignées d'amour. Je n'ai donc pas mis le nez dans le blog du tout. Mais tout va bien mises à part ces fichues otites.

Bisous à vous.

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Rédigé par zazou

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Publié le 28 Février 2015

hebergement images

Les docks de Cardiff - 1894

Lionel Walden

Huile sur toile - Musée d'Orsay

 

 

De la ville Hausmanienne à la ville rosée

Les paysages filent au gré des trajectoires

Des courbes de ferraille, du matin jusqu'au soir.

Là nous pourrons enfin un peu nous reposer.

 

Paris la turbulente vite offre le relais

A une étendue morne parsemée d'éoliennes,

Une vue triste et plate sans une aspérités:

Voici les openfields de la Bauce terrienne.

 

Les grains du sablier s'écoulent lentement,

L'aiguille est engluée au cadran de l'horloge.

Se profile pourtant la gare de Limoges.

La moitié du périple. Patience les enfants.

 

Brive, Gourdon, Cahors surgissent à présent,

Arrivés à Caussade, préparons les bagages

Car nous voyons le bout de notre long voyage.

Descendons maintenant au quai de Montauban.

 

Zazou

Février 2015

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Publié dans #poèmes

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