Promenade près d'Argenteuil
Claude Monet- 1873
Musée Marmottan
Une écharpe de laine, des chaussures fourrées,
Un bonnet de lutin, nous voici enfin prêts
Pour une promenade dans l'écrin du silence
Aussi fragile qu'un pétale de faïence.
Le vent frais de la plaine pénètre nos poumons
Et s'immisce avec joie dans la moindre bronchiole
Lavant l'air enfermé au creux des alvéoles.
Nous humons le matin couleur caméléon.
Les rayons du soleil pleuvent sur nos visages
Se ridant d'un sourire en se baignant au bleu
Des lagons de ce jour ornant les paysages
qui offrent à nos yeux leurs secrets camaïeux.
Nous sommes seuls au monde au sein de ce village
Puisant dans les eaux calmes de la félicité
Un peu de ce bonheur quelquefois si sauvage,
Ce bonheur qui ne cherche qu'à être apprivoisé.
zazou
24.02.2012
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