Publié le 8 Juin 2017

La vie s'en fut déjà mais entend ma prière

Ne verse pas tes larmes sur ma tombe d'hier

Car je ne suis plus là, dans ce corps décharné

Dans ce fardeau trop lourd pour mon esprit léger.

 

Je suis à tes côtés et veux voir ton sourire

Je suis le tintement émanant de la lyre

Je suis le vent d'automne caressant tes cheveux

La goutte frissonnante de ces matins pluvieux.

 

La mort n'est qu'opercule, ce n'est pas une fin.

Je suis là et t'entends, ne sois pas triste en vain,

Evite les ornières d'une sourde colère,

Tu verras elle est belle l'aube crépusculaire.

 

Alors ne reste pas sur cette pierre grise.

Aime le vert des arbres, le rouge des cerises.

Joue, ris, rêve, chante et vis, ne sois pas accablé,

Va gambader gaiement dans le jaune des blés.

 

Zazou

8 juin 2017

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Publié le 8 Mai 2017

Ne te plains pas de ton conjoint

Qui de tes attentes disjoint.

Certains l'ont enterré hier

Et n'ont plus que mille prières.

 

Ne te plains pas de ton enfant

Que tu juges parfois usant.

Vois ceux-là et leurs handicaps,

Mais leurs parents gardent le cap.

 

Enfant, tu te plains de l'école?

De Rabelais, de Picrochole?

Regarde ces enfants esclaves

Dont le désespoir est entraves.

 

Ne te plains pas de la nuit

Car celle-ci ne te nuit.

Grâce a son âme dure et noire

L'étoile luit dans le soir.

 

Carpe Diem, cueille le jour

Et saisis les bribes d'amour.

Chasse frustrations de ton coeur

Afin de propager le bonheur

 

Zazou

8 mai 2017

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Publié le 7 Mai 2017

 

La sieste

La sieste

Van Gogh

huile sur toile - 1890

Musée d'Orsay

 

La vie emplie de turpitudes

Enivrée de vicissitudes

Ne nous conduit pas au prélude

De fatales décrépitudes.

 

Le bonheur est une aptitude

Alors prenons de l'altitude

Pour atteindre la plénitude.

Tout est question d'attitude.

 

Eloignons la fétidité

Des cruelles avidités,

Estoquons les aridités

De ces viles cupidités.

 

La vie réserve multitude

De joies et de sollicitudes.

J'ose ce mot en désuétude:

Ayez pour la vie gratitude.

 

Zazou

7 mai 2017

 

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Publié le 3 Mai 2017

Mon vote est un poème

Ce n'est pas un blasphème

Contre démocratie

Mais contre oligarchie.

 

On m'enjoint de voter

Car ce serait fauter

De ne point s'opposer

A le Pen la nausée.

 

Seulement je ne veux

Ni puissance d'argent

Je le dis en aveu

Ni la haine des gens.

 

Alors je vote nul

Et cela sans calculs

Via ces quelques vers

C'est un cri de colère.

 

Zazou

3 mai 2017

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Publié le 10 Avril 2017

C'était un matin de novembre

Les arbres aux griffes hideuses

T'enveloppaient dans l'antichambre

D'une mort lente et douloureuse.

 

Une corde te ligotait.

On t'avait donc abandonné!

Pourquoi? Comment? Je ne le sais,

Te laissant ainsi égaré.

 

M'agenouillant à tes côtés

Je gagnai ta confiance,

Toi le jeune animal blessé,

Et t'arrachai à la souffrance.

 

Tu as été aimé, choyé,

Câliné, cajolé, chéri,

Tu nous as choisi à ton tour

Veillant sur nous avec amour.

 

Après quinze ans d'heureuse vie

Le chemin arrive à sa fin.

Tu t'es endormi aujourd'hui

Dans les bras doux de tes humains.

 

Adieu mon chien.

 

Zazou

10 avril 2017

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Publié le 2 Février 2017

A chanter sur l'air de la Marseillaise

 

Allons le troupeau de moutons

Est arrivé le jour des cons.

Contre nous de la corruption

A bas toutes ces ambitions

Qui oeuvrent à notre démolition

Entendez-vous à l'horizon

Mugir Mélenchon et Macron

Fillon, Hamon, le p'tit Dupont

Le Pen et tous ces verreux couillons.

Aux armes les moutons

Formez vos bataillons

Marchons, marchons

Et écrasons toute cette collusion.

 

Zazou

2/02/2017

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Publié le 18 Janvier 2017

 

 

Empruntant ma voiture par un matin d'hiver

Ayant figé la vie sous ses griffes glacées,

M'en allais en silence à mes travaux divers

Sur la route en lacets, lassée par les gelées.

 

J'errais lentement quand au détour d'un virage

La nature s'offrit comme un divin mirage.

Le soleil mollement diffusait es rayons

Enflammant les montagnes nichées à l'horizon.

 

Elles apparaissaient, parées de l'élégance

Des rêves éveillés, nimbées d'évanescence.

Leurs silhouettes bleutées auréolées de rose

Toisaient de leur hauteur la vanité des choses.

 

Ainsi va ce poème, petite allégorie

Au nom des petits riens fugaces et légers.

Né de cette vision de fantasmagorie

Il chuchote ces mots en rimes imagées.

 

Zazou

18.01.2017

 

 

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Publié le 15 Novembre 2015

Il est encore venu le temps de la tristesse
Ils n'avaient que le tort de chanter l'allégresse
En hommage à la vie et aux brins de bonheur.
France pâle grimace aux assauts de douleurs.

Les loups noirs de daesh sont entrés dans Paris
Mordant les jeunes chairs de leurs balles fumantes
Arrachant à la vie en rivières sanglantes
Des innocents aux pères, aux mères et fratries.

Mais Mariane touchée, poing dressé se relève,
Et flotte en étendard les mots de liberté,
Les mots d'égalité et de fraternité
Brandis par les français en de solides glaives.

En dépit des blessures, vous ne gagnerez pas.
Les ires anonymes de toutes confessions,
De toutes origines, de toutes opinions,
A vous loups de malheur signeront vos trépas.

Zazou

15.11.15

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Publié le 16 Avril 2015

Les vieilles

Francisco de Goya Y Lucientes

Huile sur toile
vers 1808-1812

 

Les traits amollis par l'aiguille de l'horloge,

Le miroir cru reflète les sillons du passé,

Aussi profonds parfois que les célèbres gorges

Courant en Aveyron en rides harassées.

 

Le temps impitoyable oeuvre à la déchéance

Des beautés éthérées, des corps fermes et lisses,

Nous rappelant alors la fatale échéance,

La jeunesse qui fuit et la vie qui dévisse.

 

Les artifices vains ne vaincrons pas Cronos.

les crèmes de jouvence nous bercent d'illusions.

Un jour inéluctable nous ne seront que os

Fermant la parenthèse de notre dérision.

 

Zazou

Avril 2015

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Publié le 13 Avril 2015

Edward Münch

Le cri

 

Mais pourquoi revoilà ce sentiment qui poisse,

Qui me colle à la peau en douloureuse angoisse,

Saisissant de ses griffes ma gorge vulnérable

Et serrant sans pitié, pression intolérable.

 

Elle broie l'estomac, compresse les poumons,

Une poigne de feu, véritable démon

Qui rend mon souffle court et mes pensées tremblantes

Sous les à-coups brûlants des tempêtes démentes.

 

Tout en scélératesse, la vile attaque en fourbe

Engluant mon esprit dans une ignoble tourbe.

Je suffoque et étouffe face à cette addiction,

Me bats et combats contre cette malédiction.

 

Je ne peux qu'éloigner ces diables ricanants.

Je sais qu'ils reviendront en anges malfaisants,

Zébrant à chaque fois mon coeur en écarlate,

Attendant patiemment que celui-ci éclate.

 

Zazou

Avril 2015

 

 

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