L'opercule

La vie s'en fut déjà mais entend ma prière
Ne verse pas tes larmes sur ma tombe d'hier
Car je ne suis plus là, dans ce corps décharné
Dans ce fardeau trop lourd pour mon esprit léger.
Je suis à tes côtés et veux voir ton sourire
Je suis le tintement émanant de la lyre
Je suis le vent d'automne caressant tes cheveux
La goutte frissonnante de ces matins pluvieux.
La mort n'est qu'opercule, ce n'est pas une fin.
Je suis là et t'entends, ne sois pas triste en vain,
Evite les ornières d'une sourde colère,
Tu verras elle est belle l'aube crépusculaire.
Alors ne reste pas sur cette pierre grise.
Aime le vert des arbres, le rouge des cerises.
Joue, ris, rêve, chante et vis, ne sois pas accablé,
Va gambader gaiement dans le jaune des blés.
Zazou
8 juin 2017