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Un parfum de nos maux

Prison mentale

5 Mai 2007 , Rédigé par zazou Publié dans #poèmes

Tu voulais être libre d'arpenter les trottoirs

Fuir la citée perdue au milieu du brouillard

Vivre ta vie de femme du matin jusqu'au soir

Ne pas baisser la tête sous les mauvais regards.

 

 

Ton goût de liberté t'a rendue imprudente

Ceux-là t'ont fait payer ta soif d'indépendance

Qui voulaient que tu suives leurs codes et leur cadence

et ne supportaient pas ta vie adolescente.

 

 

Ils t'ont tendu un piège au coin d'une ruelle

Emmenée dans une cave, jouet de jeux cruels

Ce jour ils t'ont volé toute ton innocence.

 

 

Tes yeux ne chantent plus murés dans le silence

Ton corps est déchiré à jamais mutilé

Tu voulais être libre, tu es emprisonnée.

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P
Très émue par ce poème
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Z
Ps : Je ne sais pas si tu avais vu mais sur le forum, je t'avais dit de le retirer s'il t'incommodait.
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Z
Et... Celui-ci zazou, Je ne l'ai pas dit sur le coup. Je ne sais pas vraiment pourquoi. Par instinct de protection peut-être. C'est un extrait d'un de mes romans.Consens-tu à me dire ce qu'il t'inspire ?J'ai vu que tu t'absentes...Je t'embrasse et te souhaite un séjour agréable là où tu vas.Z.
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Z
Je suis devant l’évier. Un minuscule point de brillance sur la lame d’un couteau m’ensorcelle. J’entends des pas derrière moi. Je ne retourne que la moitié de mon visage et je vois l’homme de la photo. Je me rappelle de lui. De lui et de la violence de mon désir. Son engin de labour se rapproche dangereusement de mon gazon qui, quant à lui, n’a plus ses barrières. Comment résister à cet affront auquel me soumet mon orifice palpitant ? Et comment supporter que mon cerveau en soit réduit à me dire : « Après tout, quelle importance a tout cela ?… Aucune... Laisse-toi aller... Laisse-toi aller » Quand ses habits effleurent les miens, mon être tout entier me trahit. Il ne m’obéit déjà plus et au-delà de tout, il l’invite.-Si vous osiez m’embrassez, je me laisserais faire.Un temps mort le traverse.Après quoi, avec une grande délicatesse, il prend ma figure entre ses doigts frais et l’oriente vers lui. Mes mains se referment sur ses poignets dans un réflexe. Nous nous étouffons ainsi dans le souffle de l’autre longuement. Puis, il caresse mes lèvres d’un pouce avant de pencher sa tête pour y déposer les siennes.Comme pour humilier davantage cet infime morceau de moi qui lutte encore et le réduire à néant, mes coups de langue font montre d’une fougue impardonnable.Tandis que mes membres s’agitent pour tomber la barrière de tissu le long de mes jambes, les miettes de mon cerveau cherchent le frein.Un relent de moi-même parvient ainsi à se hisser quand nos bouchent cessent de bécoter. « Je ne peux pas me laisser m’oublier dans la fornication. Non ! Je dois saboter tout cela immédiatement ! »Depuis l’évier, en cette fraction temporelle, l’objet d’acier est sur le point de me déposséder du brin de raison qui se fraie un chemin parmi toute cette chair en ébullition. Profitant de cette seconde, ma main attrape le couteau fermement.L’instant suivant, l’irréversible est enclenché.Je lis dans ses yeux qu’il prémédite une tentative de me détourner de ma destination. Et pire encore, je sais que je vais lui en donner le pouvoir.Je sens que l’échappatoire, c’est maintenant ou jamais.Je m’abandonne alors à m’écrire une fin immédiate.Avec la complicité de mon autre main, je mets toute la puissance du paradoxe qui m’assaille à enfoncer la lame dans ce sexe indigne d’être mien. La douleur est tout juste à la hauteur de la punition que je mérite. Alors, je m’inflige une autre déchirure sous le coup de laquelle je tombe à genoux. « Ce n’est pas le moment de flancher, sinon je vais me rater » me dis-je. Pour en finir, je frappe aussi fort que je le peux encore dans mes entrailles. Je devais mourir après m’être retrouvée hors de cette prison au-dedans de moi. Finalement je vais mourir pour m’y être perdue…Ainsi, ma vie se résume à cela. Z.
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:
Un thème douloureux transcrit sous forme de poésie, terrible drame qui laisse des marques et des traces indélébiles.<br /> L'innocence volée, les rêves d'une jeune fille qui s'envolent, c'est affreux.<br /> Merci de ton passage sur mon site et de ton commentaire chaleureux.<br /> Bien cordialement.<br /> Monicalisa
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