Otage
Dans ce pays saigné par la folie des hommes
Tu voulais soulager la douleur des enfants
En offrant une écoute un peu de réconfort
A ces gens démunis qui côtoyaient la mort.
Mais des fous intégristes t'ont enlevé à eux
Jeté dans la voiture ils t'ont bandé les yeux
Une arme sur la tempe, emmené loin de tout
Happé par une cave comme un vieux rat d'égoût.
Te voilà aveuglé par cette obscurité
Assourdi de silence, grelottant de terreur
Couché sur le sol froid, luisant d'humidité
Tu n'étais pas contre eux, pourquoi donc cette erreur?
Mais tu comprends bien vite que te voilà otage
Une monnaie d'échange, un esprit sans visage
Dos courbé sous le poids d'un destin bien trop dur
Pensées sombres et noires, véritable torture.
Tu ne peux pas compter les jours qui te séparent
De ta libération ou de ta mort prochaine
Ta famille tes amis, cette vie si lointaine
A quitter tout celà, ton âme se prépare.
Mais soudain tes geôliers sortent de ce cachot
Ton pauvre corps si maigre difficile à porter
Ebloui de lumière, dehors il fait si chaud
Au bout de cette piste t'attend la liberté.