La putain
Une bruine opressante coule sur le trottoir
Les bottes à haut-talons se reflètent en miroir
Font un bruit régulier au rythme de l'errance
De cette femme blonde, de mâles la pitance.
On lui avait promis une vie bien meilleure
A donné sa confiance mais c'était un menteur
Qui prit tous ses papiers, liberté confisquée
Elle doit tapiner pour ce métier risqué.
Jetée sur ce trottoir qui luit sous la lune
Elle attend le client qui donnera ses thunes
En échange de sexe de faveurs inavouables
D'une heure de luxure et de plaisirs coupables.
Elle rajuste sa jupe et son haut échancré
Revient sur le trottoir, son proxénète y veille
Recommence sa danse d'une saveur nacrée
Pour attirer les hommes, cette nuit comme la veille.
