Stress qui monte
Voilà, j'ai témoigné à la gendarmerie en tant que victime, accompagnée de mon oncle lui aussi victime (cf article coup de gueule)
Vers 15h00, nous arrivons à la gendarmerie. Nous attendons au guichet notre tour. Un homme devant nous explique à la gendarmette qu'il va lui aussi pourrir la vie de sa femme. Sans doute des choses banales pour ces fonctionnaires. Quand le hasard fait que les gens arrivent également à ce moment. La tension est alors palpable dans cette petite pièce d'accueil. Nous ne nous adressons pas la parole.
Je suis alors introduite dans un petit bureau pour apporter mon témoignage. Le flic connaissant les évènements d'hier ( il faisait partie de la patrouille d'hier) tape son texte à l'ordinateur. Je me contente d'acquiescer. Il m'explique que la procureur, nouvellement mère de famille, est très sensible à la question de la sécurité des enfants. Et que dans mon malheur, le fait que les accidents de chiens soient très médiatisés en ce moment est une chance. Le moment est favorable. Dans le cas contraire me dit-il, rien n'aurait été fait.
Il me fait lire le procès-verbal. Petite note d'humour: connaissant mon métier, il me demande s'il n'y a pas trop de fautes. Je suis bien obligée de lui dire que si mais qu'après tout, c'est le contenu qui compte dans cette affaire.
Puis il me demande si je souhaite porter plainte. Est-ce que cela sera utile? Non, me dit-il. Alors à quoi bon. De plus, je dois avouer que j'ai peur des représailles.
Je ressors. Les gens sont toujours au guichet. Le flic m'a dit qu'attendre un peu va leur faire les pieds.
Mon oncle, ayant apporté son témoignage dans un autre bureau, m'attend dehors. Il me dit qu'il a entendu les gens se parler entre eux. Ils souhaitent déclarer quelque chose contre nous. Je ne vois absolument pas quoi. A mon avis, ils vont se faire envoyer promener par les flics.
Je rentre chez moi. Une heure plus tard, les flics arrivent suivis des gens. Ils embarquent le dernier gros chien qui finalement a retrouvé son chemin. La femme pleure dans les bras de son mec.
Tant pis, je ne souhaite pas le malheur des gens mais la vie de ma fille était réellement en jeu. J'entends encore ses hurlements de terreur dans la voiture quand nous étions cernées par les chiens.
Par contre, maintenant, j'ai peur. Peur des représailles. Peur des agressions verbales ou physiques. Ces gens là peuvent avoir une réaction primaire et ne pas réfléchir aux conséquences de leurs actes. Même si je pense que les flics leur ont conseillés de se tenir à carreau, on ne sait jamais. Mercredi, je vais en asile politique chez mes parents. Peur de me retrouver seule avec ma fille chez moi.
Vers 15h00, nous arrivons à la gendarmerie. Nous attendons au guichet notre tour. Un homme devant nous explique à la gendarmette qu'il va lui aussi pourrir la vie de sa femme. Sans doute des choses banales pour ces fonctionnaires. Quand le hasard fait que les gens arrivent également à ce moment. La tension est alors palpable dans cette petite pièce d'accueil. Nous ne nous adressons pas la parole.
Je suis alors introduite dans un petit bureau pour apporter mon témoignage. Le flic connaissant les évènements d'hier ( il faisait partie de la patrouille d'hier) tape son texte à l'ordinateur. Je me contente d'acquiescer. Il m'explique que la procureur, nouvellement mère de famille, est très sensible à la question de la sécurité des enfants. Et que dans mon malheur, le fait que les accidents de chiens soient très médiatisés en ce moment est une chance. Le moment est favorable. Dans le cas contraire me dit-il, rien n'aurait été fait.
Il me fait lire le procès-verbal. Petite note d'humour: connaissant mon métier, il me demande s'il n'y a pas trop de fautes. Je suis bien obligée de lui dire que si mais qu'après tout, c'est le contenu qui compte dans cette affaire.
Puis il me demande si je souhaite porter plainte. Est-ce que cela sera utile? Non, me dit-il. Alors à quoi bon. De plus, je dois avouer que j'ai peur des représailles.
Je ressors. Les gens sont toujours au guichet. Le flic m'a dit qu'attendre un peu va leur faire les pieds.
Mon oncle, ayant apporté son témoignage dans un autre bureau, m'attend dehors. Il me dit qu'il a entendu les gens se parler entre eux. Ils souhaitent déclarer quelque chose contre nous. Je ne vois absolument pas quoi. A mon avis, ils vont se faire envoyer promener par les flics.
Je rentre chez moi. Une heure plus tard, les flics arrivent suivis des gens. Ils embarquent le dernier gros chien qui finalement a retrouvé son chemin. La femme pleure dans les bras de son mec.
Tant pis, je ne souhaite pas le malheur des gens mais la vie de ma fille était réellement en jeu. J'entends encore ses hurlements de terreur dans la voiture quand nous étions cernées par les chiens.
Par contre, maintenant, j'ai peur. Peur des représailles. Peur des agressions verbales ou physiques. Ces gens là peuvent avoir une réaction primaire et ne pas réfléchir aux conséquences de leurs actes. Même si je pense que les flics leur ont conseillés de se tenir à carreau, on ne sait jamais. Mercredi, je vais en asile politique chez mes parents. Peur de me retrouver seule avec ma fille chez moi.
Publicité
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
B
L
M
S