Pouvoir d'achat en question
Résumons-nous :
- loyers chers
- prix des carburants et du fioul très élevés : se rendre à son travail, quand celui-ci est loin est loin et n’est pas desservi par ailleurs, revient de plus en plus cher
- hausse forte annoncée du prix de matières premières telles que le lait ou autres produits laitiers.
Salaire médian : environ 1500 euros net.
Salaire moyen : 1900 euros net
Alors paraît-il, il y a une légère hausse du pouvoir d’achat moyen. Pourtant cela ne pèse pas lourd face à la progression, bien réelle celle-la, de prix individuels, souvent incompressibles, qui grèvent lourdement le budget des ménages.
Personnellement, je ne me plains de mon salaire. Mais nous ne dépensons pas de façon superflue : très peu de restos, pas de ciné, peu d’achat de vêtements… De plus, on fait de plus en plus attention au prix de la nourriture au kg et on achète plutôt les marques de magasin. Nos parents nous fournissent par ailleurs des produits de leur potager.
Mais prenons une famille moyenne de 4 personnes avec un salaire de 2000 euros. Si l’on compte le loyer ou le remboursement du crédit de la maison, je veux bien croire qu’il soit difficile de joindre les deux bouts.
Alors peut-être finalement voulons nous trop de choses. Est-il utile d’acheter le dernier écran plasma, d’avoir des abonnements satellites, tout cela parfois financé par des crédits à la consommation aux taux exorbitants ?
En fait , ce qui rend, je pense, la situation insupportable aux français, c’est qu’on va d’abord donner de gros dividendes aux actionnaires avant d’augmenter les salaires. C’est de voir des gens partir avec un parachute doré pendant qu’eux se serrent la ceinture. C’est de voir que les gains de productivité sont accaparés par les entreprises au détriment de leurs salariés…
Ainsi 27 % des salariés touchent moins de 1,3 fois le smic. On assiste à une smicardisation de la société. Entre 1998 et 2005, les 3 500 foyers les plus riches de France ont vu leur revenu réel augmenter de 42,6 %, tandis que 90 % des foyers fiscaux devaient se contenter d'une hausse de 4,6 %. Cela ne peut qu’augmenter le ressenti des ménages sur une détérioration du niveau de vie.
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