La petite fille aux allumettes

Tu erres dans la rue sous cette nuit d'étoiles
Serrant tes allumettes dans ce vent si glacial
En ce soir de Sylvestre tu restes sans le sou
N'osant rentrer chez toi par la crainte des coups.
Harassée par la faim, épuisée par le froid
Tu trouves un refuge dans un angle de mur
Cela ne suffit pas à réchauffer tes doigts
Les rafales ne sont que de lointains murmures.
Tu sors de son étui une allumette frêle
Petit bâton soufré d'où naît une étincelle
Un grand poêle de fonte apparait près de toi
Mais la flamme s'éteint, immense désarroi.
Tu craques en frissonnant la seconde allumette
La vision merveilleuse s'impose à ton esprit
Vaisselle en porcelaine, délicieuse oie rôtie
Mais la flamme s'éteint, malheureuse pauvrette.
Troisième bout de bois et l'irréel surgit
Un arbre de Noël constellés de bougies
Qui montent dans le ciel et se muent en lueurs
Eloignent de ton âme les marques du malheur.
Une immense clarté, chaleur enveloppante
Amène à tes côtés grand-mère si aimante
T'invite dans un lieu loin de toute souffrance
T'emporte dans ses bras, finie ta pâle errance.
L'aube du nouvel an pose sur ton visage
Au sourire éternel des perles de lumière
Tu sembles endormie, bannies sont les misères
Tu as trouvé la paix sur cet autre rivage.
Poème inspiré par le conte d'Andersen, la petite fille aux allumettes.
Publicité
Partager cet article
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
O
G
C
S
V