Viol
Tu rentres du travail, il est vingt et une heures
Quand un rapace noir se jette sur ton dos
Incarné par cet homme qui pose son couteau
Sur ta gorge nouée par un cri de terreur.
T’entraînant dans ton antre, t’attrapant par le col
Lacérant tes habits, te brisant sur le sol
Il martèle ta face de ses poings ravageurs.
Tu te recroquevilles, murée dans ta douleur.
Il agrippe tes seins dans ses serres sadiques
Te maintient immobile en te rouant de coup
Puis il fore ton corps d’un rire sardonique
Violant ta grotte intime de multiples à coups.
Tu subis résignée la violence sauvage
Des assauts répétés, des terribles outrages
Du gourdin criminel, de sa folie furieuse
Blessant farouchement tes fragiles muqueuses.
A tes pleurs silencieux, l’homme est indifférent
Quand son pieu te transperce, déchirant tes entrailles.
Comme un vil charognard, il se repaît du sang
Témoin de l’intrusion qui coule de ta faille.
Lorsqu’enfin ton bourreau te souille dans ton ventre
Retire du fourreau son épée malfaisante
Tu penses terminé cet acte de torture
Qui a sali ton âme, toi qui étais si pure.
Mais en réalité, tu le sauras plus tard
Tu ne pourras laver toutes ces salissures
Accrochées à ton cœur telle une pourriture.
Tu devras vivre avec ce pesant cauchemar.
