Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Un parfum de nos maux

Pour les gourmets du vin

25 Janvier 2008 , Rédigé par zazou Publié dans #poèmes

 

Pour tous ceux qui aiment le vin, et tout ce qui va avec.

 C'était il y a quelque temps, au bal de la Nuits St Georges, j'ai rencontré la petite Juliénas, une fille drôlement Gigondas, un sacré beau Meursault, bien charpentée, et sous sa robe vermillon un grand cru > classé,   avec des arômes de cassis et de fraises des bois.  

     On a dansé Anjou contre Anjou sur un Sylvaner à la mode et plus tard lorsque je  lui ai proposé de l'emmener dans mon Chateauneuf-du-Pape, elle est devenue toute Groze-Hermitage. 

Le temps d'aller chercher un Chablis au vestiaire, de mettre un petit Corton dans ses cheveux, on est montés dans ma Banyuls et on a roulé jusqu'au matin. Ah quelle belle journée ! On s'est baladés Entre-deux-mers, il faisait beau, on a Vacqueyras sur la plage, les pieds dans l'eau Clairette, on s'est   Pouilly-Fuissé dans les dunes et puis  comme le Mercurey montait   sérieusement et qu'on commençait à avoir les
Côtes-Roties on a décidé de rentrer.  

 Mais voilà, en partant nous nous sommes retrouvés coincés dans les embouteillages, enfin les bouchons, quoi ! Je commençais à Minervois sérieusement et là Julienas et moi, nous avonscommencé à nous crêper le Chinon. D'un seul coup, elle a claqué la Corbière de la Banyuls et elle est partie. Je me suis retrouvé comme Macon.

 "Quoi, me suis-je dit, elle s'est déjà Sauvignon avant même que j'ai eu le temps de la Sauternes !" Mais je vous Jurançon, je l'avais dans la Pauillac; en effet, j' en étais tellement Tokay que j'ai couru après elle dans Lalande et les Chardonnay pour la rattraper.  

 Quand on s'est retrouvés, et que je l'ai vue devant moi en Gros-plant, je lui ai dit " Ne fais pas ta Pomerol, et ne t'en va plus Gamay !" En pleurant, elle est tombée dans mes bras en Madiran : " Ne m'en veux pas, je voulais juste être sûre que ton Saint-Amour était vraiment Sancerre ".


 Depuis, on ne s'est plus cuités...

 

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
E
J'ai pas pu résister... Merci pour ce texte excellent!
Répondre
E
Sa robe rouge virevolte doucementSous les doigts resserrés et les regards gourmands…Les effluves qui s’en échappent en bouquetOffrent ce délicat parfum au goût fruité…Les années, bien loin  de les avoir altéréesExaltent, au contraire, et ses qualités, Et la générosité de ce partage,Entre initiés patentés de tous les âges…La chaleur des mains l’ayant refait vivre,Les lèvres ayant caressé son apparat Sont unanimes et  bissent le si doux grenat, Dont la teneur en bouche parfois enivre…Les sens s’enflamment vite pour peu qu’on l’oublieEt si l’on n’y prend garde, les langues se délientA l’abri de nos inhibitions les plus lasses, L’adage le dit bien : In Vino Veritas
Répondre
V
C'étais pas du gros cul !!! bon dimanche Zazou , j'aime ce genre de texte
Répondre
C
Ha pas mal non plus :)
Répondre
H
Le vin ne me parle pas beaucoup.Du coup je l'ai fait lire à mon frère (à qui çà parle beaucoup) et il à trouvé ton texte excellent...
Répondre