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Un parfum de nos maux

La vieillarde et son jardin d'orties

19 Février 2008 , Rédigé par zazou Publié dans #poèmes

Tel un bateau rouillé à la longue agonie
La bascule du temps égrène les secondes
Rappelle à la vieillarde la destinée honnie
Fatalité cruelle pour les vivants du monde.

La vieillarde est bien seule au soir de l'existence
Sur personne ne peut faire de remontrances
Et déverser son fiel de mégère acariâtre
Elle qui fut longtemps impossible marâtre.

Ses jours les occupait à cracher ses épines
Dans sa bouche édentée colère elle rumine
Contre ses beaux-enfants qu'elle appelait vermine
Qui ne viennent plus voir cette vieille radine.

Accompagnée au trou par un simple curé
Avare qu'elle était des joies et des bienfaits
Seule elle a expiré son jardin envahi
Non de fleurs délicates mais de touffes d'orties.

S'arrête sans retour le chemin de la vie
Il n'appartient qu'à nous d'y semer un jardin
Constellé de pétales de rose et de jasmin
Ou le laisser en proie aux ronces et orties.

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F
toujours aussi juste. cette vieillarde me fait penser à quelqu un.mais ma vieillarde a su planter une solide moralité à son entourage.donc son jardin reçoit encore..........et ma moralité  : OBLIGEje trouve très beau ton poème  et je le lirais en famille( un jour de rassemblement)l 'échange de parole peut encore se faire.moi qui suis si pessimiste, je reste sur les rapports humains une vraie optimistefélicitations           bisous    françoise
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M
Je ne suis pas comme ça moi et ne le serais jamais, je préfère les roses et le jasmin et surtout les orchidées :0010:
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V
personne pour la regretter!!!!!!!  VITA
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P
Au hasard… Un vieuxUn vieux, ça n’a plus de sexe !Ça c’est apuré… Un vieux ! Machination complexe.Un vieux c’est comme un ange,Il a remisé ses organes dans sa tête,Là, juste au-dessus de la frange.Regardez-le devant son potage,Il ne comprend pas ce qu’il mange.Il s’amuse des vermicelles qui surnagent,Aussi nombreux que les jouvencellesQu’il a troussé dans un autre âge.Non, papy n’a que faire de la bagatelle,Ses doigts ne caressent plus que ses bretelles.Sa vieille l’a bien eu, elle s’en est alléeAvec, dans son panier… Une partie de sa virilité.Un vieux, ça ne peut plus pêcher !Ça prie toute l’année.Un vieux ne peut plus vivre,Il ne peut que survivre.Un vieux, ça ne veut plus jouer,Ça somnole dans son cache-nez.Regardez-le devant son plumard,Il ne sait plus où il roupille. Pour lui, ses draps sont des linceuls,Où il a bercé sa chère Camille,L’infâme qui l’a laissé seul.Non, papy n’a que faire d’un vulgaire pucier,Un vieux, ça ne dort que sans le faire exprès.Sa vieille l’a bien eu, elle s’en est alléeAvec, dans son panier… Une partie de son sommeil.Le vieux dans les nuages,Plus tard, sera une plume.Fini les années de cage,Envolé le poids de l’enclume.Il rira avec les légions de sagesEn racontant des blagues posthumes.Puis, s’armant de courage,Il retrouvera sa femme, il le présumeEt l’honorera d’un ultime hommage.Le vieux pour l’instant, soigne son rhumeBien au chaud dans son cottage.Il mâchonne sa pipe en écume.Ça, c’est bien de son âge.La vieille l’a bien eu, elle s’en est alléeAvec, dans son panier… Une partie de ses rêves.Un vieux, même l’été, reste auprès du poêle.Un vieux aime rester vieux.Un vieux, ça mate les étoiles, Un vieux, ça prie le bon Dieu.Non, les vieux n’ont pas besoin de gasoilPour prendre la dernière auto vers les cieux.Il aimerait, si c’est possible, la revoir à poil,Pense-t-il, une larme aux coins des yeux.Il sait que c’est pour bientôt, le patriarche !Il sait qu’il est devenu vieux pour mourir.Il sait qu’il la reverra sur la dernière marche.Si c’est à ça que songent les vieux,J’attends de le devenir sans frémir.Patrick GODARD AliasPiotr GoraddMille pensées émues....
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G
Un bon moment passé à te lire. Une poésie maîtrisée, un bon rythme et une histoire résoluement touchante. Bravo ! Ghislain
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