Normandie
Juchés sur leurs drakkars à la proue effrayante
Ces gens venus des glaces pillèrent sans pitié
Les riches monastères, villages et cités
Semant désolation et terreur accablante.

Le roi leur fit offrande pour acheter la paix
D'un petit bout de terre appelé Normandie
Par Thor et par Odin, Rollon fut satisfait
Fit de ce territoire un prospère pays.
Au cours de son histoire la terre de verdure
Se recouvrit du sang des soldats héroïques
En quête de l'honneur de batailles épiques
Que l'on entend encore comme un lointain murmure.

La ville aux cent clochers fut ainsi le tombeau
De la femme guerrière qui brûla au bûcher
Pour avoir défendu son dauphin des Anglais
Abandonnée par Dieu à ses terribles maux.
Bien des siècles plus tard des hommes accostèrent
Sur les plages de sable verser larmes et sang
Pour libérer la France de ses chaines et fers
Donner un avenir à ses petits-enfants.
Avec ses cicatrices la Normandie est belle
Chacune d'elle narre un chapitre du livre
Relatant le roman de la contrée rebelle
Et pourtant si paisible, où il fait si bon vivre.
.
