Balades normandes
Toujours pour écriture ludique, le 3ème volet de ma trilogie poétique axé sur les lieux et les villes.
Avec un petis clin d'oeil à mes amis bretons que j'aime bien taquiner.
Ce petit coin de France de prés et de vergers
Recèle des trésors au fond de ses vallées.
Au détour de la Seine nous découvrons Rouen
La ville aux cent clochers brillant au firmament.
Nos pas sur les pavés de la rue Saint Romain
Nous guident à la place où flamboie une église
Façonnée de sculptures par de multiples mains.
Au beffroi de la ville elle envoie une bise.
De ce baiser divin le Gros Horloge rit
Et fait sonner ses cloches de tintements légers
Qui résonnent jusqu’à la place du marché
Endroit chargé d'histoire où Jeanne d'Arc périt.
En remontant le fleuve, la ville de Perret
Dévoile ses grands rues d’espace et de verdure.
Le Havre est un phénix qui donne à espérer
En son port majestueux mille et une aventures.
Là le grand pont normand enjambe notre estuaire
Nous conduit aux rivages de Honfleur la magique.
L'architecture y a une aura magnifique
Pour nos sens éveillés à ces lieux de lumières.
Plus au nord assistons aux conflits de titans
Des falaises de craies de la côte d’albâtre
Et d’une mer houleuse ne voulant que se battre
Sous l’œil des éoliennes caressées par le vent.
Il est le messager de l’écho des batailles
A l’aiguille célèbre, l’aiguille d’Etretat
Qui orgueilleuse et fière, ces vaguelettes raille
Et pointe vers les cieux son gigantesque doigt.
Lorsque nos pas nous mènent aux abords du Couenon
Dans nos yeux se reflète une merveille rare
Où flottent les drapeaux de fougueux léopards
Dominant le village érigé en ce mont.
Car ne vous en déplaise messieurs les Bretons
C’est bien en Normandie que l’horrible dragon
S’écroula sous l’épée d’un archange du ciel
Et qui donna son nom au beau Mont-Saint-Michel.
Et que dire de Caen ou des îles Chausey ?
De Dieppe ou de Granville je n’ai rien raconté !
Mais au pays de Caux, pays de Maupassant
Nous sommes des taiseux qui nous taisons à temps.
Alors pour découvrir la plus belle des terres
Goûter à notre cidre et au bon camembert
N’hésitez plus, venez en nos vertes campagnes
Qui pour vos yeux sera vrai pays de Cocagne.
© Zazou
mars 2008