Guilledou d'une gribiche
Vieille femme grotesque - 1525
huile sur bois
Cette femme est courbée à force de compter
La moindre piécette et le moindre billet.
Véritable grimpion cette vieille gribiche
N'a que son portefeuille qui peut se dire riche.
Les rosseries constantes de cette harengère
Ont épargné l'argent de ses actions prospères
Mais elles ont détruit l'amour de sa famille.
Un amour en spatangue pour son coeur en guenille.
Autrefois haquenée devenue haridelle
Par son humeur hargneuse de vile demoiselle
Elle n'a pour compagnon qu'une télévision
Se gaussant des pecnots lors des informations.
Elle ne connaît de joies que la montée des bourses.
Ne vous y trompez pas je parle de la source
De son porte-monnaie en misérables sous
Seuls objets pour lesquels ell' court le guilledou.
Mais ces joies éphémères ont un goût insipide
La vieillarde acariâtre aux paroles perfides
A son âme envahi par un jardin d'orties.
Elle sera bien seule le jour de sa sortie.
zazou
juin 2008