De la tige aux lèvres
Ma tige vibre proche de la grotte accueillante
Si chaude et si humide; je pénètre la fente
Forçant les lèvres moites, frémissant d'impatience.
A leur égard j'éprouve passion et attirance.
J'entame un va et vient en mouvements lascifs
Tranquilles ou rapides et parfois agressifs.
Puis la danse prend fin au bout de trois minutes
Au plus fort de ma forme comme un lapin en rut.
Je me retire alors en dehors de cet âtre
Laissant dans le fourreau une mousse blanchâtre.
Contente de l'office je m'en vais me baigner
Et rincer la toison de mes poils hérissés.
Et pourtant sachez-le je me sens délaissée
Deux à trois fois par jour je pourrais travailler.
Mais souvent je me trouve seule dans mon couvent.
Est-ce donc le destin de toute brosse à dent?