Ramadan

Ce poème n'est en aucun cas un poème prosélythe. Je suis profondément athée. Mais certaines circonstances font que je suis amenée à m'intéresser à la religion musulmane.
Dans son coeur est vivant Allah le tout puissant.
Le livre entre les mains de la voix du prophète
Rayonnent les paroles de Mahomet le grand.
Un pilier de sa foi à vivre elle s'apprête.
La naissance de l'aube caresse les fenêtres
Ornant les doux tapis de perles de lumière.
Tournée vers la Qiblah, récitant ses prières
pour affronter l'épreuve que réclame son être.
Neuvième mois lunaire, le jeûne a commencé
Mois sacré d'abstinence pour expier le passé.
La journée sera longue, les gestes ralentis.
Le ventre douloureux n'a que trop d'appétit.
Mais vient le crépuscule, prémisses de veillées
Nuits de joies partagées, de convivialité
Autour des gâteaux secs, ghobiya et fakkas
De cornes de gazelles, makrout et baklawas.
La vingt-septième nuit, au Coran révélé
Réjouissances bénies et souhaits exaucés.
La meilleure des nuits que laylat al-qadr
Survivra au futur par delà l'univers.
Zazou
septembre 2008