La douleur
Retour de l'hôpital! Ouf!! Que ça fait du bien de retrouver son chez soi.
Douleurs ingérables, horribles et insupportables dans la nuit de mardi à mercredi. Yves appelle le 15 en me voyant me tordre littéralement de douleur, pensant que je suis en train de perdre le bébé.
Verdict: coliques néphrétiques. Je peux vous dire que je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie.
Mais tout va pour le mieux pour le bébé. Là est l'essentiel.
Une journée d'arrêt demain,car je suis complètement claquée.
Et un poème sur mon actualité du moment.
Affreux coup de poignard, douleur intolérable
Dans le creux de mes reins, un mal insupportable.
Je souffle bruyamment, tentant de contenir
Les ondes de malheur qui me font tant souffrir.
Mais c'est trop je ne peux repousser la morsure
Qui déchire mes chairs, me dévorant vivante,
Canines invisibles de la nuit errante
S'enfonçant dans mon corps en cruelles blessures.
Je me tords et me tords comme un ver démuni
Ne pouvant me lever et ni même ramper
Etendue sur le sol, battue par l'ennemi
Qui lacère mon dos de ses griffes de jais.
Des pleurs désespérés inondent mon visage
Un e pluie incapable d'apaiser l'incendie
Qui consume mes reins en un violent orage
Les zébrant en éclairs sans le moindre répit.
Les bras de mon amour ne me soulagent pas
Ses mots doux à l'oreille ne font pas fuir les maux
Qui transpercent ma peau comme un puissant compas.
Mais ses mains me caressent et essuient mes sanglots.
Zazou
novembre 2008
