Toujours tu étais là...
Les limbes magnanimes ont relâché cet homme
Ont desserré leurs griffes sur cette proie fantôme.
La conscience effleure après plusieurs mois
Son âme torturée, son esprit en émoi.
La frêle silhouette assise à ses côtés.
C’est sa femme fidèle qui n’a jamais cessé
De veiller sur sa vie, prostrée à son chevet.
Mille sensations assaillent ses pensées.
L’homme murmure alors à sa femme ces mots :
« Toujours tu étais là dans les mauvais moments.
Lorsque ma carrière ne fut plus que lambeaux
Dans les mauvais moments ton cœur était présent.
Quand on s’est séparé de notre appartement.
Et quand mon entreprise a posé le bilan.
Toujours tu étais là, tous les jours à toute heure.
J’ai l’impression que tu me portes malheur. »
zazou
mai 2009