A la grand-mère que je n'ai pas connue
La couturière coud penchée sur son labeur
Ses doigts fins et agiles qui jouent leur concerto
Font sortir du néant de superbes manteaux.
Tu tires des tissus toujours le meilleur.
Sur l'étoffe promène l'insaisissable aiguille
Transformant par miracle de pauvrettes guenilles
De jour comme de nuit travaillant sans relâche
Pour élever tes filles tu t'attelles à la tâche.
Je ne t'ai pas connue, tu es partie trop vite
Je suis fille de ta fille, mais ne prend pas ta suite
Car tu étais unique petite couturière
Je te dédie ces mots, ils sont à toi grand-mère.