Holocauste
Leurs peaux pâles et froides qui portent les stigmates
Des privations subies, souffrances endurées
Semblent luire la nuit d'une aura torturée.
Leurs visages sont blancs mais leurs coeurs écarlates.
Car juifs ils étaient nés et donc ils n'étaient rien
Ils n'étaient que vermine bonne à exterminer
De la plèbe animale qu'il faut éliminer
Pour ceux qui croyaient être la race des Aryens.
Travaillant jours et nuits telles bêtes de somme
Soumis aux expériences de médecins Mabuse
Libertés enchaînées par les ordres qui fusent
De la bouche de ceux qui se disent des hommes.
Jusqu'à l'heure venue de la douche fatale
Qui blesse les poumons d'un nuage létal
Les vieillards et malades, enfants, hommes et femmes
Eteignent leurs yeux sous la nébuleuse lame.
Jetés dans une fosse, pas même une sépulture
Un dernier sacrement, les bourreaux n'en ont cure
Objets de leur dégoût que ces corps décharnés
A leur disparition, ils se sont acharnés.
Ne jamais oublier le poids de ces années
La Shoah perpétuée par ces âmes damnées
Ne jamais oublier l'horrible génocide
Brûlant notre passé comme un puissant acide.
zazou
2007
Pour les commémorations des 70 ans de la libération des camps, une pensée pour eux.
