L'aguicheuse
Sens et corps se déchaînent
Sur la danse endiablée
Des bruits de tectonique
Qu'on appelle musique.
J'observe curieuse
Comme une anthropologue
Les poitrines qui voguent
Sur les seins d'allumeuses.
Les vastes déhanchés
Des femmes élastiques
Me semblent titiller
Les braguettes épiques.
Les regards parvenus
Louchent dans les corsages
Abritant les obus
S'échappant de leur cage.
Les doigts des mains lubriques
Dévorent sans vergogne
Les culottes mignonnes
Des fesses électriques.
Les cerveaux embrumés
Par les brumes des verres
Ne peuvent plus penser
Qu'en termes de derrières.
Et pourtant peu d'élus
A la fin de ces cours
Beaucoup seront cocus
Lorsque viendra leur tour.
Car il faut se méfier
Des filles délurées
Qui ne font qu'aguicher
Mâles virilités.
Elles leur font passer
Vessies pour des lanternes
Le drapeau reste en berne
Pour parler policé.
Zazou
juin 2008
