La luxure
Ce poème, pour rassurer les esprits coquins, n'est absolument pas autobiographique.
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Les Hamdryades
Félicien Rops
Ce jour il a osé ouvrir le saint des saints
Cet endroit sombre et clos où s’agitent des seins
Qui font naître en son ventre d’inavouables desseins
Et agacent son corps en multiples essaims.
Des chairs blanches, lascives, couchées sur les divans
Exercent leur magie en un effet troublant.
Sa limace indolente se met au garde à vous
Prête à dégainer l’arme pour tirer plusieurs coups.
Les phéromones agissent en effluves entêtants.
La pulpe de ses doigts caresse un dos courbé.
L’échine frissonnante en gestes impatients
Invite d’une danse le sexe bien membré.
Il ne peut résister à ce doux magnétisme.
Tombe sur ses genoux sa prison de tissu.
D’un mouvement avide il se fraie une issue
A travers le buisson aux parfums d’exotisme.
Tel un chercheur d’or noir, il œuvre au forage
De ce tunnel humide, territoires sauvages.
Une houle puissante balaie sur son passage
Les dernières barrières et les dernières cages.
L’homme déniche enfin le trésor convoité
Se répand longuement en flots si violents
Tempête de plaisir de sa virilité
Qu’il ne peut retenir un râle de dément.
Dans ce temple de stupre, de débauche et de sperme
En ce lieu d’échangisme et des sens en éveil
Pas de temps de répit, les soldats restent fermes
Et leurs beaux arcs bandés, promesses de merveilles.
Zazou
septembre 2008
