La licorne
Perdue dans la forêt, emplie de désespoir
Je tombai à genoux pour attendre la mort
Résignée à subir l'inéluctable sort.
M'apprêtai à franchir l'invisible miroir.
Soudain un tintement de notes cristallines
M'appela, m'attira en un' vaste clairière
Où coulait doucement une jolie rivière
Scintillant au soleil de lumières divines.
J'effleurai de ma main la surface argentée
Et vis alors émue de minuscules fées
S'ébrouant avec joie dans cette eau étoilée.
Je m'abreuvai alors en gorgées apaisées.
La musique d'un trot détourna mon regard.
Mes yeux se déposèrent sur un être magique
Animal majestueux aux airs mélancoliques
Dénué d'artifices, allégé de tout fard.
S'approcha de la rive la blanche créature
Ses long cheveux de crins s'agitant dans le ciel.
Je tendis une main et flatta l'encolure
Qui frissonna sous les caresses de mes ailes.
Sa corne spiralée aux pouvoirs bénéfiques
Luit au feu du ciel en éclats féériques.
Un long hennissement fit plisser ses naseaux
Me souhaitant bienvenue en sublime cadeau.
La licorne mythique fit claquer ses sabots
Ses jambes tournoyant en ultime salut.
Elle s'en fut alors en fabuleux galop,
Une poussière d'or s'envola dans les nues.
zazou
septembre 2008
