Pile je gagne, face tu perds
J'ai fait ce poème sur le pouce, à l'instant et je vous le livre tout chaud.
Les crises financières ne touchent pas les gros
Quelques banques s'effondrent comme un branlant château
Un château de billets de dollards et d'euros
Quand l'être humain n'est plus qu'un simple numéro.
Pil' je gagne, fac' tu perds, sonne tel le crédo
De ces hyènes cupides qui se font des cadeaux
Parachutes dorés, stock options à gogo
Même quand par leur faute leur usine prend l'eau.
Bien sûr y'a pas de sous pour les log'ments sociaux
Mais nos gouvernements pour renflouer le rafiot
De la vile finance va chercher tous les veaux
C'est à dire nous même pour payer les impôts.
Qu'importe s'il n'y a plus rien dans le frigo
Qu'importe s'il n'y a plus rien que notre peau
L'important n'est-il pas que ces messieurs si beaux
Larguent leurs entreprises, partagent le gâteau.
Le petit ouvrier, celui qui se lèv' tôt
Et qui part au travail par le premier métro
Quand on lui annonc'ra qu'il n'a plus de boulot
Pour lui on f'ra si peu pour le remettre à flot.
C'est une telle injustice que je n'ai pas les mots
Je peux juste sentir le parfum de nos maux
Qui laisse sur sa route des hommes en sanglots.
Dans notre société on a vraiment tout faux.
zazou
septembre 2008
